Confidentialité des données patients : Les bonnes pratiques à adopter pour les professionnels de santé et les petites entreprises
Découvrez les mesures indispensables pour assurer la confidentialité des données patients conformément au RGPD. Que vous soyez un professionnel de santé ou une petite entreprise, ces bonnes pratiques vous permettront de garantir la sécurité des informations sensibles.
Par Angèle •
Assurer la confidentialité des données de santé n’est pas réservé aux experts en cybersécurité. Dans la plupart des cabinets et petites entreprises, il suffit souvent d’adopter quelques réflexes simples pour protéger les informations sensibles… et préserver la confiance des patients.
1. Créer une culture de la confidentialité
La sécurité commence par l’humain. Une équipe sensibilisée fera naturellement attention aux bons gestes.
Formations continues
Une courte mise à jour chaque année permet de rappeler les essentiels : reconnaître un mail suspect, éviter les mauvaises manipulations et comprendre pourquoi les données de santé exigent plus de vigilance.
Les bons réflexes – CNIL
Règles internes claires
Inutile de rédiger un long règlement : quelques consignes simples suffisent pour préciser qui accède à quoi, comment ranger les dossiers et quoi faire en cas de doute.
Référent confidentialité
Désigner une personne “repère” dans l’équipe aide à répondre rapidement aux questions et à garder une cohérence dans les pratiques.
Rôle du DPO – CNIL
2. Sécuriser son informatique simplement
Quelques ajustements techniques permettent déjà d’éviter une grande partie des risques du quotidien.
Mises à jour automatiques
Une grande partie des attaques exploitent des systèmes non mis à jour. En activant les mises à jour automatiques, l’essentiel est déjà fait.
Recommandations – ANS
Mots de passe solides
Un mot de passe long, unique, et si possible complété par un code SMS (MFA), renforce vraiment la protection des accès sensibles.
Chiffrement
Les ordinateurs modernes intègrent un système de chiffrement activable en un clic. Très utile en cas de perte ou vol du matériel.
Guide du chiffrement – CNIL
Sauvegardes régulières
Une sauvegarde automatique sur un cloud HDS ou un disque externe évite les mauvaises surprises.
Hébergeurs agréés – ANS
3. Maîtriser et contrôler les accès
L’objectif n’est pas de tout verrouiller : simplement de limiter les accès aux seules informations utiles.
Accès basés sur les rôles
Chaque poste a besoin d’un niveau d’accès différent. Par exemple : la facturière ne consulte que les informations administratives, le praticien les données médicales.
Journalisation
Les logiciels actuels enregistrent souvent automatiquement les accès. Un paramètre à activer si ce n’est pas déjà le cas.
Déconnexion automatique
Le verrouillage automatique après quelques minutes d’inactivité apporte une sécurité simple et efficace.
4. Sécuriser les communications
Beaucoup d’erreurs proviennent d’échanges mal sécurisés. Quelques bonnes pratiques suffisent.
Messagerie sécurisée
Pour transmettre des informations médicales, des solutions comme MSSanté ou Apicrypt sont conçues pour ça.
Messagerie MSSanté – ANS
Téléconsultation
Optez pour des plateformes certifiées HDS, fiables et conformes.
Gestion du papier
Dossiers sous clé, destruction sécurisée… L’essentiel est de ne pas laisser traîner des documents sensibles.
5. Gérer les incidents avec méthode
Même les structures les plus rigoureuses peuvent rencontrer un incident. L’essentiel est d’être prêt.
Petit plan d’action
Une simple page récapitulative suffit :
qui prévenir, quoi couper, comment identifier ce qui s’est passé et comment réagir.
Déclaration en cas de fuite
En cas de violation confirmée, la CNIL propose une procédure claire et accessible.
Déclarer une violation – CNIL
Exercices internes
Simuler un incident de temps en temps permet de tester vos réflexes.
6. Prouver sa conformité
Le RGPD demande avant tout de pouvoir démontrer les bonnes pratiques mises en place.
Registre de traitement
Un tableau récapitulatif suffit : types de données, objectifs, durée de conservation, accès.
Modèle de registre – CNIL
AIPD / DPIA
Ces analyses ne sont nécessaires que pour certains traitements très sensibles.
Guide AIPD – CNIL
Contrats de sous-traitance
Conservez simplement les documents fournis par vos prestataires.
Conclusion
Protéger les données de santé n’a rien de compliqué dès lors que l’on adopte les bons réflexes.
Avec quelques ajustements techniques, une organisation claire et une équipe informée, vous pouvez sécuriser efficacement votre activité — tout en renforçant la confiance de vos patients.
👉 Et vous : quelle bonne pratique pourriez-vous mettre en place dès cette semaine ?